VIVRE EN ARGENTINE
Le sommet enneigé de l’Aconcagua sur un ciel bleu intense, vu depuis la vallée de Horcones, Andes argentines

Aconcagua : excursion depuis Mendoza, trek à Plaza de Mulas et ascension du sommet

Le plus haut sommet des Amériques se voit en une journée depuis Mendoza, s’approche à pied jusqu’aux camps de Confluencia ou de Plaza de Mulas, et se gravit en trois semaines par la voie normale. Route, permis 2026-2027, saison, altitude et passage vers le Chili.

Mis à jour le

Photo : Mauricio V. Genta, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Sommaire

Aconcagua : altitude, situation et faits clés

L’Aconcagua culmine à environ 6 961 m. La dernière mesure GPS, menée en 2012 par le Conicet et l’université nationale de Cuyo, donne 6 960,8 m. On lit aussi 6 959,7 m (relevé de 1956) ou 6 962 m (GPS de 1989). Le chiffre de 6 965 m qui circule encore sur certains sites ne correspond à aucune mesure.

RepèreAconcagua
AltitudeEnviron 6 961 m (6 960,8 m, mesure de 2012)
RangPlus haut sommet des Andes, des Amériques, de l’hémisphère Sud et du monde hors d’Asie
SituationDépartement de Las Heras, province de Mendoza, à une quinzaine de km de la frontière chilienne
ParcParc provincial Aconcagua, créé en 1983, environ 71 000 ha, entrées de Horcones et de Punta de Vacas
Première ascension14 janvier 1897, Matthias Zurbriggen, guide suisse, par la face nord
Record de vitesse3 h 32 min depuis le camp de base, Tyler Andrews, 15 janvier 2022
Au sommetPression d’environ 40 % de celle du niveau de la mer, oxygène en bouteille non obligatoire
Randonneurs marchant vers Plaza Francia face à l’immense face sud de l’Aconcagua, vallée de Horcones
La face sud vue sur le chemin de Plaza Francia. Photo : Dmitry A. Mottl, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Le premier à tenter le sommet est l’Allemand Paul Güssfeldt, en 1883, qui renonce au-dessus de 6 500 m. Zurbriggen réussit quatorze ans plus tard, seul sur la fin, pendant l’expédition de l’Anglais Edward FitzGerald. Les Incas, eux, sont montés haut bien avant : en 1985, des alpinistes ont découvert à plus de 5 000 m, sur le flanc sud-ouest, la momie d’un enfant sacrifié il y a environ cinq siècles, preuve d’un sanctuaire précolombien sur la montagne.

Que signifie le nom Aconcagua ?

Les linguistes ne sont pas d’accord. Selon les auteurs, le nom vient du quechua akon-kahuak, « sentinelle de pierre », de l’aymara pour « montagne enneigée », ou du mapuche Aconca-Hue, « qui vient de l’autre côté ». Il a d’abord désigné le río Aconcagua, qui coule côté chilien, avant de passer au sommet.

L’Aconcagua est-il en Argentine ou au Chili ?

Le sommet est entièrement argentin, dans la province de Mendoza. La confusion vient de la vallée et du fleuve Aconcagua, au Chili, que traverse la route entre le col et Santiago. Le massif se visite depuis Mendoza, la grande ville la plus proche côté argentin.

Visiter l’Aconcagua en une journée depuis Mendoza

C’est la sortie la plus courante. Elle ne demande aucun permis d’ascension. La Ruta 7, la route nationale qui mène au Chili, remonte la vallée du río Mendoza sur environ 180 km jusqu’à l’entrée du parc, soit trois heures sans les arrêts. Une excursion organisée dure 10 à 12 heures. L’ordre des étapes, de Mendoza vers la frontière :

ÉtapeAltitudeCe qu’on y voit
Potrerillosenviron 1 400 mBarrage et lac turquoise, premier arrêt photo, base du rafting
Uspallataenviron 1 750 mVillage étape, Cerro de los Siete Colores, dernières stations-service
Los Penitentesenviron 2 600 mPetite station de ski, rochers en forme de moines encapuchonnés
Puente del Incaenviron 2 720 mPont naturel ocre et ruines des thermes
Laguna et mirador de Horconesenviron 2 950 mEntrée du parc, vue sur la face sud de l’Aconcagua
Las Cuevas et Cristo Redentor3 150 m, puis environ 3 830 mDernier village argentin, statue du col de la Cumbre (l’été)

Potrerillos, Uspallata et Los Penitentes, sur la Ruta 7

Le début de la route longe le lac de barrage de Potrerillos, à une heure de Mendoza, puis remonte un canyon jusqu’à Uspallata, dans une large vallée sèche. Le Cerro de los Siete Colores, une colline aux bandes rose, vert et ocre, se trouve à quelques kilomètres du village. Plus haut, la station de Los Penitentes doit son nom aux aiguilles rocheuses qui ressemblent, de loin, à une procession de moines. Pensez à faire le plein à Uspallata : au-delà, les stations se font rares.

Puente del Inca : le pont naturel au bord de la route

Le pont naturel de Puente del Inca, roche ocre et dépôts thermaux jaunes au-dessus du río Las Cuevas, province de Mendoza
Le pont et ses dépôts minéraux, au bord de la Ruta 7. Photo : Bernard Gagnon, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

À environ 2 720 m, une arche de roche enjambe le río Las Cuevas. Les sources chaudes et chargées en minéraux qui coulent sur le pont l’ont teinté de jaune et d’orange. En contrebas, les ruines d’un hôtel thermal de 1925, détruit par une avalanche en 1965, restent accrochées à la paroi. On regarde depuis le belvédère : le pont est fermé au passage pour des raisons de sécurité. Un petit marché d’artisans s’installe à côté, avec des objets laissés plusieurs semaines sous l’eau thermale jusqu’à se couvrir de la même croûte orangée.

Le gouvernement de Mendoza a lancé en 2026 un appel d’offres d’environ 3 milliards de pesos pour rénover le village. Aucune fermeture n’était annoncée à la date de cette page, mais des travaux sont possibles pendant la saison 2026-2027.

Mirador et laguna de Horcones : la vue sur le sommet

À quelques kilomètres après Puente del Inca, une route de terre quitte la Ruta 7 vers le centre d’accueil de Horcones, entrée principale du parc. De là part un sentier d’interprétation d’environ 2 km, sans guide, vers la laguna de Horcones, où l’Aconcagua se reflète par temps calme. Comptez une à deux heures en marchant lentement : à près de 3 000 m, on s’essouffle vite. L’accès au circuit coûtait 10 000 ARS (environ 6 €) pour un étranger en 2025-2026, avec une entrée possible de 10 h à 16 h. En août 2026, le parc a mis en place un système de créneaux réservés pendant l’hiver : vérifiez les conditions sur le site du parc avant de partir.

Las Cuevas et le Cristo Redentor de los Andes

Statue du Christ Rédempteur des Andes sur son socle au col de la Cumbre, entre les drapeaux argentin et chilien
Le Cristo Redentor, sur la frontière, vers 3 830 m. Photo : Luciano Villa Echenique, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Le dernier village avant le tunnel, Las Cuevas, sert d’étape pour le déjeuner. Une ancienne piste en lacets y grimpe de plus de 600 m sur environ 9 km jusqu’au col de la Cumbre, vers 3 830 m, où se dresse le Christ Rédempteur des Andes. La statue de bronze de 7 m, posée sur un socle de granit de 6 m, a été inaugurée le 13 mars 1904 pour sceller la paix entre l’Argentine et le Chili après l’arbitrage britannique de 1902 sur la frontière. La piste n’est ouverte qu’en été, en général de janvier à mars, et le vent y souffle fort : prenez une veste chaude, même en plein été.

Excursion organisée, voiture ou bus depuis Mendoza

En excursion, le circuit « haute montagne » part vers 7 h de Mendoza et rentre le soir, avec les arrêts ci-dessus et le déjeuner à Las Cuevas ou Uspallata. L’entrée du parc n’est en général pas comprise. Certaines versions ajoutent 2 h 30 de marche dans le parc jusqu’à environ 3 050 m, pour un prix nettement plus élevé.

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Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 2 novembre 2026. Liens partenaires : une commission peut nous être reversée sur les réservations, sans surcoût pour vous.

En voiture de location, la Ruta 7 est goudronnée jusqu’au tunnel. Elle est très fréquentée par les camions qui vont au Chili et peut fermer quelques heures en hiver après une chute de neige. Chaînes obligatoires de juin à septembre. En bus, des lignes régulières partent du terminal de Mendoza vers Uspallata, Penitentes, Puente del Inca et Las Cuevas, deux à trois fois par jour. Le billet se vendait entre 13 000 et 23 000 ARS selon le guichet ou le site en 2026 : vérifiez l’horaire du retour avant de partir, le dernier passe tôt.

Trek à l’Aconcagua sans faire le sommet : Confluencia, Plaza Francia, Plaza de Mulas

Entre le belvédère et l’expédition, le parc propose trois formules de randonnée qui partent toutes de Horcones, à environ 2 950 m, et remontent la vallée du même nom. Elles demandent un permis acheté à l’avance et se font entre mi-novembre et fin avril.

TrekDuréePoint le plus hautPermis étranger
Circuit de la laguna de Horcones1 à 2 henviron 3 000 m10 000 ARS (2025-2026)
Trek à la journée, Horcones - Confluencia6 à 7 h aller-retourConfluencia, environ 3 390 m55 000 ARS (2025-2026)
Trek court, Plaza Francia3 jours, 2 nuits à ConfluenciaPlaza Francia, environ 4 000 m190 USD avec prestataire, 270 USD sans (2025-2026)
Trek long, Plaza de Mulas5 à 7 joursPlaza de Mulas, environ 4 300 m450 USD en prévente 2026-2027

Trek à la journée jusqu’au camp de Confluencia

La quebrada de Horcones dans le parc provincial Aconcagua, vallée aux versants ocre et rouges sur la route de Confluencia
La quebrada de Horcones, que remonte le sentier de Confluencia. Photo : Radu.vatcu, CC BY 2.5, Wikimedia Commons

C’est le meilleur rapport effort et paysage du parc. Le sentier franchit le río Horcones sur un pont suspendu, puis monte en pente douce sur environ 8 à 9 km jusqu’à Confluencia, le premier camp des expéditions, vers 3 390 m. Comptez 6 à 7 heures aller-retour. L’entrée au parc n’est possible que de 8 h à 11 h, la nuit sur place est interdite avec ce permis, et la marche vers Plaza Francia n’est pas autorisée à la journée.

Le permis jour coûtait 55 000 ARS pour un étranger en 2025-2026 (environ 32 €), contre 25 000 ARS pour un Argentin. Il se prend en ligne, avec un âge minimum de 16 ans selon le règlement du parc. Sans voiture, une sortie guidée au départ de Mendoza règle le transport et le guide :

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Trek de 3 jours à Plaza Francia, au pied de la face sud

Le trek court passe deux nuits à Confluencia. Le premier jour, on monte de Horcones au camp, environ 7,5 km et 400 m de dénivelé. Le deuxième, on fait l’aller-retour vers Plaza Francia, vers 4 000 m : environ 18 km et 1 000 m de dénivelé, 4 à 5 heures à l’aller. On y arrive face à la face sud, une paroi d’environ 3 000 m de glace et de rocher, l’une des plus hautes du monde. Le troisième jour, on redescend à Horcones. Une agence locale demandait autour de 1 050 USD pour ce trek tout compris, permis en plus.

Trek jusqu’à Plaza de Mulas, le camp de base de la voie normale

Les tentes du camp de base de Plaza de Mulas, vers 4 300 m, sur le versant nord-ouest de l’Aconcagua
Plaza de Mulas, camp de base de la voie normale. Photo : Radu.vatcu, CC BY 2.5, Wikimedia Commons

Le trek long suit l’itinéraire des alpinistes jusqu’au camp de base de Plaza de Mulas, vers 4 300 m. Après Confluencia, la marche traverse la Playa Ancha, un long lit de rivière caillouteux, avec des étapes qui peuvent dépasser 8 à 10 heures. On compte en général 5 à 6 jours aller-retour, avec une journée d’acclimatation à Confluencia. À l’arrivée, le camp a des tentes de services, un poste de gardes et un poste médical, souvent présenté comme l’un des plus hauts du monde. Les mules portent les sacs moyennant un supplément.

Le permis trek long coûte 450 USD pour un étranger en prévente 2026-2027 (380 USD avec prestataire et 540 USD sans au plein tarif 2025-2026). Il impose une assurance de secours en montagne, comme le permis d’ascension.

Prix des permis de l’Aconcagua en 2026-2027

Le parc est géré par la direction des aires protégées de la province de Mendoza, qui fixe chaque année les tarifs. Pour 2026-2027, seule la prévente était publiée à la date de cette page : elle s’est tenue du 14 au 30 septembre 2026, par l’intermédiaire des prestataires agréés, sans remboursement possible, avec un nom de titulaire à donner avant le 30 octobre. Les tarifs ci-dessous viennent de la presse de Mendoza (El Sol, ADN País), le site officiel du parc n’étant pas consultable lors de nos vérifications.

Permis 2026-2027 (prévente)ÉtrangerArgentinHabitant de Mendoza
Ascension par Horcones (voie normale)950 USD450 000 ARS300 000 ARS
Ascension par Vacas (polonaise, 360°)1 290 USD490 000 ARS340 000 ARS
Trek long, Horcones450 USD130 000 ARS85 000 ARS

Au plein tarif de la saison 2025-2026, un étranger payait l’ascension par Horcones 1 170 USD avec un prestataire (agence ou guide agréé) et 1 640 USD sans, et jusqu’à 2 000 USD par Vacas sans prestataire. Les tarifs en dollars se paient en pesos, au cours acheteur du Banco de la Nación de la veille. La grille complète 2026-2027, avec le trek court et le trek à la journée, sort en général en octobre : consultez le site du parc provincial Aconcagua ou le Boletín Oficial de Mendoza avant de réserver.

Contrôle médical à Confluencia et Plaza de Mulas

Les titulaires d’un permis de plusieurs jours passent un contrôle médical au poste de Confluencia, puis à Plaza de Mulas : tension, saturation en oxygène, auscultation et questions sur les symptômes. Le médecin peut interdire de monter plus haut ou ordonner la descente. Les contrôles se répètent tous les trois ou quatre jours une fois acclimaté. Les services médicaux et l’hélicoptère du parc fonctionnent à plein de début décembre à mi-février.

Ascension de l’Aconcagua par la voie normale

La voie normale part de Horcones, passe par Confluencia et Plaza de Mulas, puis remonte le versant nord-ouest par une série de camps d’altitude. Elle ne présente aucun passage d’escalade, mais près de 3 000 m de dénivelé au-dessus du camp de base, dans le froid et le vent. Les altitudes varient de 100 à 300 m selon les sources : les chiffres ci-dessous sont des moyennes.

CampAltitudeRôle
Horconesenviron 2 950 mEntrée du parc, enregistrement du permis
Confluenciaenviron 3 390 mPremier camp, acclimatation, premier contrôle médical
Plaza de Mulasenviron 4 300 mCamp de base, plusieurs jours de repos et de portage
Plaza Canadáenviron 4 900 à 5 050 mCamp 1
Nido de Cóndoresenviron 5 550 mCamp 2, grand replat exposé au vent
Cóleraenviron 5 950 à 6 000 mCamp d’attaque, départ vers 4 ou 5 h du matin
Sommetenviron 6 961 mAprès la Canaleta, 8 à 12 h de montée depuis Cólera
Cordée d’alpinistes dans les éboulis et la neige de la Canaleta, sur la voie normale de l’Aconcagua
Une cordée dans la Canaleta, vers 6 600 m. Photo : Radu.vatcu, CC BY 3.0, Wikimedia Commons

Combien de jours pour gravir l’Aconcagua

Les agences proposent 18 à 20 jours au départ de Mendoza, dont 14 à 16 dans le parc. Ce rythme laisse le temps de monter par paliers, avec des allers-retours de portage entre les camps et un ou deux jours de réserve en cas de vent au sommet. Les programmes de 12 à 15 jours existent, souvent avec une pré-acclimatation en tente hypoxique à la maison. Le permis par Horcones vaut 20 jours dans le parc.

Difficulté de l’Aconcagua : la Canaleta, le vent et le froid

Le passage le plus dur est la Canaleta, un couloir d’éboulis et de sable d’environ 300 m de dénivelé vers 6 700 m, où chaque pas glisse. Plus bas, la traversée vers la Canaleta est exposée au vent d’ouest, qui dépasse souvent 100 km/h. La nuit, il fait -20 à -30 °C aux camps d’altitude. Le viento blanco, une tempête de neige soufflée qui ferme la visibilité, a piégé des cordées expérimentées. Les guides comparent l’effort à celui de sommets himalayens de plus de 7 000 m.

Il faut avoir déjà dormi au-dessus de 4 000 m, idéalement fait un sommet de 5 000 m (Kilimandjaro, volcans d’Équateur, Mera Peak), et savoir marcher en crampons. La préparation physique commence trois à six mois avant, avec de la randonnée à fort dénivelé chargé.

Taux de réussite au sommet de l’Aconcagua

Le parc ne publie pas de statistique officielle. Les opérateurs estiment qu’environ 3 000 personnes tentent le sommet chaque saison et que 30 à 40 % l’atteignent. Les causes d’échec sont toujours les mêmes : acclimatation trop rapide, météo au jour prévu, fatigue accumulée. Les expéditions guidées affichent de meilleurs résultats, sans qu’on dispose d’une source fiable pour les chiffrer.

Autres voies : polonaise, 360° et face sud

Par l’entrée de Punta de Vacas, la voie du glacier des Polonais et sa variante « traversée polonaise » rejoignent le camp de base de Plaza Argentina, vers 4 200 m, dans une vallée plus sauvage et moins fréquentée. La « 360° » monte par Vacas et redescend par la voie normale, ce qui fait le tour du massif. Comptez un à deux jours de plus que la voie normale et un permis plus cher. La face sud, vue depuis Plaza Francia, est réservée aux alpinistes de très haut niveau.

Prix d’une ascension de l’Aconcagua : le budget réel

Le permis n’est qu’une partie de la facture. Pour une ascension guidée par la voie normale, voici les postes à prévoir, au départ de la France :

PosteOrdre de grandeur
Permis d’ascension, étranger, Horcones950 USD (prévente 2026-2027) à 1 640 USD (plein tarif sans prestataire 2025-2026)
Expédition guidée de 18 jours, voie normale4 000 à 4 500 USD, permis non compris (agences internationales)
Mules pour le matériel jusqu’au camp de baseSouvent inclus dans l’expédition, sinon en supplément
Vol Paris - Mendoza, via Buenos Aires ou SantiagoVariable selon la saison, plus cher en décembre-janvier
Assurance haute montagneContrat spécifique, voir plus bas
Matériel (doudoune, chaussures d’altitude, sac de couchage -25 °C)À louer à Mendoza ou à acheter

Un grimpeur autonome, sans prestataire, paie un permis plus cher et doit fournir lui-même une assurance de secours ou un service d’évacuation agréé. Le parc prévoit une amende pouvant atteindre 10 000 USD pour une activité à haut risque menée sans prestataire habilité quand le règlement l’exige. Les évacuations en hélicoptère, si l’assurance ne les couvre pas, ont été facturées de 1 800 à 9 750 USD selon le tronçon en 2025.

Quand partir à l’Aconcagua : saison de trek et d’ascension

La saison d’été du parc va du 15 novembre à fin avril pour les treks, mais l’ascension se fait surtout de décembre à février. Hors de cette fenêtre, il n’y a ni gardes ni médecins aux camps et l’ascension devient une expédition hivernale. Les permis d’ascension sont classés en trois périodes, avec un prix plus élevé en haute saison :

PériodeDates (référence 2024-2025)À savoir
Basse saison15 au 30 novembre, 21 février au 15 marsPlus froid, plus de neige en novembre, camps calmes
Moyenne saison1er au 14 décembre, 1er au 20 févrierBon compromis météo et affluence
Haute saison15 décembre au 31 janvierMétéo la plus stable, camps pleins, réserver six mois avant

Pour l’excursion d’une journée, la route reste ouverte toute l’année, sauf fermetures pour neige. L’hiver (juin à septembre) donne des paysages enneigés et la station de Los Penitentes fonctionne, mais le Cristo Redentor n’est pas accessible. Le détail mois par mois est dans notre guide quand partir en Argentine.

Mal des montagnes à l’Aconcagua : symptômes et acclimatation

Le mal aigu des montagnes touche une partie des visiteurs dès l’entrée du parc, à près de 3 000 m, surtout ceux qui arrivent le matin même de Mendoza, à 750 m. Maux de tête, nausées, fatigue inhabituelle, sommeil agité : ces signes imposent de ralentir et, s’ils persistent, de redescendre. Deux formes graves menacent les grimpeurs au-dessus de 4 000 m : l’œdème pulmonaire (essoufflement au repos, toux) et l’œdème cérébral (confusion, troubles de l’équilibre). Les deux justifient une descente immédiate, et ce sont les premières causes d’évacuation depuis Plaza de Mulas.

  • Monter lentement et dormir plus bas que le point atteint dans la journée : c’est le principe des portages entre camps.
  • Boire beaucoup. L’air sec et l’effort déshydratent vite. Les guides conseillent 4 à 5 litres par jour en altitude.
  • Pour une journée depuis Mendoza, une nuit à Uspallata ou Penitentes avant le trek de Confluencia réduit le risque de maux de tête.
  • Médicaments. L’acétazolamide est souvent prescrit en prévention. Parlez-en à un médecin, idéalement en consultation de médecine de montagne, avant le départ.

Assurance pour l’Aconcagua : ce que le parc exige

Pour un permis d’ascension ou de trek long, le parc exige une assurance ou un service d’évacuation qui couvre la recherche, le sauvetage et les soins en haute altitude. Selon la presse de Mendoza, le seuil retenu pour 2026-2027 est de 5 500 m, contre 5 600 m la saison précédente. Si vous passez par un prestataire et n’avez pas d’assurance propre, c’est lui qui doit prendre le coût du secours à sa charge.

Beaucoup d’assurances voyage classiques et celles des cartes bancaires excluent l’alpinisme ou plafonnent la couverture à 3 000 ou 4 000 m. Les agences françaises qui organisent l’ascension demandent une attestation avec au moins 30 000 € de recherche et de secours sans limite d’altitude, 30 000 € de frais médicaux et le rapatriement aux frais réels. Lisez la clause « sports à risques » avant de signer.

Où dormir près de l’Aconcagua

La plupart des voyageurs dorment à Mendoza et font l’aller-retour dans la journée. Pour un trek, mieux vaut passer une nuit plus haut, à la fois pour partir tôt (l’entrée vers Confluencia ferme à 11 h) et pour s’acclimater. Uspallata, à environ 1 750 m, a le plus de choix : hôtels, cabañas, restaurants et commerces. Los Penitentes et Puente del Inca, entre 2 600 et 2 720 m, ont quelques hôtels de montagne et auberges fréquentées par les alpinistes, à quinze minutes de Horcones. Las Cuevas offre une poignée d’hébergements au pied du col. Si vous restez plus longtemps dans la région, notre guide pour vivre à Mendoza détaille les quartiers et le coût de la vie.

Passer au Chili par le paso Cristo Redentor depuis l’Aconcagua

Les lacets enneigés de Los Caracoles sur la route du col Cristo Redentor, côté chilien
Les lacets de Los Caracoles, côté chilien, après le tunnel. Photo : Karora, domaine public, Wikimedia Commons

Après Las Cuevas, la Ruta 7 entre dans le tunnel Cristo Redentor, long d’environ 3 km, ouvert en 1980 et creusé vers 3 200 m d’altitude, avec la frontière en son milieu. C’est le principal passage routier entre l’Argentine et le Chili, appelé côté chilien Paso Internacional Los Libertadores. De l’autre côté, la route descend les lacets de Los Caracoles vers Portillo et la ville de Los Andes, puis rejoint Santiago.

  • Douane. Le contrôle est commun aux deux pays. Il se fait au complexe Los Libertadores dans le sens Argentine-Chili, et à Horcones dans l’autre sens. Un Français passe avec son passeport. Le Chili interdit l’entrée de fruits, légumes, viande et produits laitiers frais : tout se déclare.
  • Horaires. Les saisons précédentes, le col fonctionnait 24 h/24 de septembre à mai et de 9 h à 21 h côté argentin en hiver (juin à août). Les horaires 2026-2027 n’étaient pas confirmés : consultez le compte officiel des passages frontaliers argentins ou la Gendarmería avant de partir.
  • Fermetures. La neige, le vent ou un accident ferment le col plusieurs jours par an, surtout en hiver. En août 2026, l’attente à la douane a atteint 7 heures certains jours, avant de retomber à 2 à 4 heures.
  • En bus, plusieurs compagnies relient chaque jour Mendoza et Santiago. En voiture de location, il faut une autorisation de sortie du territoire délivrée par le loueur, à demander à la réservation.

Pour enchaîner d’autres excursions dans la région ou ailleurs en Argentine, voyez notre sélection d’excursions à réserver région par région.

Questions fréquentes sur l’Aconcagua

Quelle est l’altitude de l’Aconcagua ?

Environ 6 961 m. La mesure GPS réalisée en 2012 par le Conicet et l’université de Cuyo donne 6 960,8 m. Les relevés plus anciens vont de 6 959,7 m (1956) à 6 962 m (1989). C’est le plus haut sommet des Amériques, de l’hémisphère Sud et le plus haut du monde hors d’Asie.

Quelle est la difficulté de l’ascension de l’Aconcagua par la voie normale ?

La voie normale ne demande pas de technique d’escalade : on marche, avec des crampons si la neige est dure. La difficulté vient de l’altitude, du froid et du vent, qui peut dépasser 100 km/h au-dessus de 6 000 m. Il faut une très bonne condition physique, une première expérience de la haute altitude (un 5 000 m au moins) et environ 18 à 20 jours sur place pour s’acclimater. Les opérateurs estiment le taux de réussite entre 30 et 40 %.

Quel est le prix d’une ascension de l’Aconcagua ?

Comptez le permis (950 USD en prévente pour un étranger par Horcones en 2026-2027, 1 170 USD avec prestataire au plein tarif de 2025-2026), une expédition guidée d’environ 4 000 à 4 500 USD pour 18 jours, le vol vers Mendoza, l’assurance haute montagne et le matériel. En additionnant ces postes, le budget d’un Français dépasse en général 6 000 €.

Que signifie le nom Aconcagua ?

Il n’y a pas de consensus. Les hypothèses les plus citées viennent du quechua (« sentinelle de pierre », ou un nom de rivière repris pour la vallée), de l’aymara (« montagne enneigée ») ou du mapuche « Aconca-Hue », qui désignerait l’autre rive. Le nom a d’abord servi au río Aconcagua, côté chilien, avant de passer à la montagne.

Qui est l’homme de l’Aconcagua ?

On désigne souvent ainsi deux personnages. Le premier est Matthias Zurbriggen, guide suisse qui a atteint le sommet le premier, le 14 janvier 1897. Le second est la momie retrouvée en 1985 par des alpinistes à plus de 5 000 m sur le flanc sud-ouest du massif : un enfant inca sacrifié il y a environ cinq siècles, conservé par le froid et la sécheresse.

Peut-on voir l’Aconcagua sans faire l’ascension ?

Oui. Le circuit de la laguna de Horcones, à l’entrée du parc, donne la vue sur la face sud en 1 à 2 heures de marche facile, pour 10 000 ARS (tarif 2025-2026). C’est l’arrêt classique des excursions d’une journée depuis Mendoza, avec Puente del Inca et, l’été, le Christ Rédempteur au col de la Cumbre.

L’Aconcagua est-il en Argentine ou au Chili ?

En Argentine, dans la province de Mendoza, à une quinzaine de kilomètres de la frontière chilienne. Le nom existe aussi au Chili, où il désigne le río Aconcagua et sa vallée, au nord de Santiago, d’où la confusion.